La Conscience Viscérale

Dans ce monde où tout va toujours plus vite, où l’on sent la pression de sans cesse vivre plus intensément, il peut s’avérer difficile de ralentir la cadence. De prendre le temps de savourer les petits plaisirs, comme une promenade dans un parc avec un bon livre.

Ma mission pour les prochains temps sera donc d’apprendre à relaxer, à ne rien faire. Il est temps pour l’hyperactif nerveux que je suis, conditionné par la société de performance moderne, de mettre mon costume d’homme gris au placard, et d’apprendre à être cool. Hakuna Matata, sans soucis.

J’aimerais être en mesure de mieux maîtriser mon système nerveux, pour être ouvert et vivre dans le moment, pour mieux connecter avec la pleine conscience. Apprendre à méditer, à respirer.

Vivre dans l’amour, plutôt que dans la peur. Car la peur, c’est le rejet, c’est l’impulsion, la confrontation. Lorsqu’on a peur, le système ne se détend pas, il ne grandi pas. La peur, c’est la fatigue et la mort. L’amour, c’est l’énergie et la vie.

Comment donc être davantage Hakuna Matata?

Je dirais d’éviter pour commencer l’abrutissement général, la mauvaise alimentation, la société du divertissement. De plutôt faire des sports aérobiques, de manger des fibres, boire beaucoup d’eau.

Prendre le temps d’être gentil et patient avec les autres. De sans cesse faire des choses nouvelles, de vivre dans la découverte. D’accomplir des choses qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre communauté.

Prendre des risques, sortir de sa zone de confort. Accomplir des nouveaux objectifs est la meilleure façon d’être bien dans sa peau.

Dans mon cas, demain marquera mon anniversaire de retour d’Asie. En effet, il y a 8 ans de cela, je revenais de Hong Kong dans le but d’entreprendre une vie d’artiste.

Je crois que c’est la fin de mon cycle de huit années de malheur et d’épreuves difficiles. J’en ai fait des jobs chiantes, et j’en ai géré des problèmes. Maintenant rendu à 33 ans, je suis devenu un homme, et prêt pour la suite du programme.

Mais avant de commencer ma vie de famille avec mon amoureuse, je vais prendre un moment pour travailler sur moi. Je vais flâner lentement dans le quartier avec mon appareil photo, prendre le temps de lire tout les livres qui traînent chez moi. J’aimerais aussi apprendre de nouvelles recettes santé, regarder des documentaires sur la nature, voir des vieux amis.

Je suis passé devant la bibliothèque de Longueuil la semaine dernière. J’ai fait un clin d’oeil au jeune Maxime âgé de 16 ans, qui aimais se poser là pour lire Rimbaud ou Beaudelaire. Je lui ai dis “tu a réussi à la vivre, ta vie de rêve inspirée de Andy Warhol et de sa Factory. Ça t’aura pris des années et des chimères, mais nous conviendrons que le plaisir de vivre pénard ne serait pas le même sans avoir bravé les vissitudes et les tourments.”

Alors je salue pour finir toutes les âmes sensibles et rebelles, qui ont su avancer malgré les déceptions et les doutes.

Salut aux pirates et aux cowboys, qui ont bâti leur bonheur jour après jour.

Salut aux hippies et aux punks, qui vivent leurs vies selon leurs idéaux.

Salut à la vie viscérale, chaotique, naturelle, innée.

Ciao

Ville de Lijiang, Chine. Avril 2011

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