Le Temps de Vivre

Le dimanche, cette journée parfaite pour se la couler douce! Je ne sais pas pour vous, mais moi j’aime ça faire mon ménage en écoutant de la musique rock. Ça me rappelle lorsque j’étais petit avec mon père et que nous revenions du hockey en écoutant CHOM.FM.

Le best c’est quand on s’arrêtait sur le boulevard St-Anne pour un McDéjeuner!

J’haïssais ça me lever tôt pour les pratiques, mais qu’est ce qu’on se sentait bien sortir de l’aréna à 10AM, l’endorphine dans le tapis et une belle journée off devant nous.

Un bel exemple que les bonnes choses viennent avec des efforts.

Ça peut paraitre plaisant de vivre dans la luxure, mais il semblerait que le bonheur soit le résultat de la sérotonine produite par les accomplissements à long terme, et non par la dopamine procurée par le plaisir immédiat.

La gratification instantanée et la société de l’impulsion sont les causes de nos malheurs.

Le capitalisme a déraillé lorsque nous avons commencé à servir les désirs des individus plutôt que les besoins de la collectivité.

Dans l’ancien temps, seul les aristocrates pouvait se permettre d’acheter des nouveaux trucs inutiles.

Avec les progrès de la révolution industrielle, il fut désormais possible de produire beaucoup plus de trucs inutiles, mais il fallait aussi des gens pour acheter tout ça.

Arrive Alfred Sloan de General Motors, suivi du marketing et des obsolescences programmées. 100 ans plus tard, notre monde est asservi par une société de consommation exploitant nos pires faiblesses et insécurités, tout ça afin de nous faire acquérir des choses inutiles qui ne nous rendent même pas heureux.

Je crois qu’il n’est peut-être pas nécessaire de travailler autant, et que le bonheur vient de choses qui ne coûtent pas grand chose: rire, les amis, la nature, courir, bouger, cuisiner santé, faire du ménage, prendre une longue marche, jouer avec les enfants, donner de l’amour, écouter les autres..

À mon avis c’est ça la vraie liberté, pas de passer sa vie à faire un job qui nous emmerde afin de pouvoir acheter des choses pour remplir le vide.

Voilà ma petite réflexion du dimanche, en espérant que ces temps troubles nous emmènent à repenser nos valeurs, à prendre soin des pauvres et des malades, des personnes âgées, et de la planète qui se meurt.

Comme disait Walter Winchell en 1937: It is swell to be important, but more important to be swell.

Peut-être est-ce le bon moment pour dégonfler nos égos et recommencer à vivre ensemble, plutôt que de s’utiliser les uns et les autres comme miroirs de notre narcissisme.

Promenade à vélo avec mes parents, Guylaine et Michel. Saint-Basile-le-Grand, circa 2013

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