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La Conscience Viscérale

Dans ce monde où tout va toujours plus vite, où l’on sent la pression de sans cesse vivre plus intensément, il peut s’avérer difficile de ralentir la cadence. De prendre le temps de savourer les petits plaisirs, comme une promenade dans un parc avec un bon livre.

Ma mission pour les prochains temps sera donc d’apprendre à relaxer, à ne rien faire. Il est temps pour l’hyperactif nerveux que je suis, conditionné par la société de performance moderne, de mettre mon costume d’homme gris au placard, et d’apprendre à être cool. Hakuna Matata, sans soucis.

J’aimerais être en mesure de mieux maîtriser mon système nerveux, pour être ouvert et vivre dans le moment, pour mieux connecter avec la pleine conscience. Apprendre à méditer, à respirer.

Vivre dans l’amour, plutôt que dans la peur. Car la peur, c’est le rejet, c’est l’impulsion, la confrontation. Lorsqu’on a peur, le système ne se détend pas, il ne grandi pas. La peur, c’est la fatigue et la mort. L’amour, c’est l’énergie et la vie.

Comment donc être davantage Hakuna Matata?

Je dirais d’éviter pour commencer l’abrutissement général, la mauvaise alimentation, la société du divertissement. De plutôt faire des sports aérobiques, de manger des fibres, boire beaucoup d’eau.

Prendre le temps d’être gentil et patient avec les autres. De sans cesse faire des choses nouvelles, de vivre dans la découverte. D’accomplir des choses qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre communauté.

Prendre des risques, sortir de sa zone de confort. Accomplir des nouveaux objectifs est la meilleure façon d’être bien dans sa peau.

Dans mon cas, demain marquera mon anniversaire de retour d’Asie. En effet, il y a 8 ans de cela, je revenais de Hong Kong dans le but d’entreprendre une vie d’artiste.

Je crois que c’est la fin de mon cycle de huit années de malheur et d’épreuves difficiles. J’en ai fait des jobs chiantes, et j’en ai géré des problèmes. Maintenant rendu à 33 ans, je suis devenu un homme, et prêt pour la suite du programme.

Mais avant de commencer ma vie de famille avec mon amoureuse, je vais prendre un moment pour travailler sur moi. Je vais flâner lentement dans le quartier avec mon appareil photo, prendre le temps de lire tout les livres qui traînent chez moi. J’aimerais aussi apprendre de nouvelles recettes santé, regarder des documentaires sur la nature, voir des vieux amis.

Je suis passé devant la bibliothèque de Longueuil la semaine dernière. J’ai fait un clin d’oeil au jeune Maxime âgé de 16 ans, qui aimais se poser là pour lire Rimbaud ou Beaudelaire. Je lui ai dis “tu a réussi à la vivre, ta vie de rêve inspirée de Andy Warhol et de sa Factory. Ça t’aura pris des années et des chimères, mais nous conviendrons que le plaisir de vivre pénard ne serait pas le même sans avoir bravé les vissitudes et les tourments.”

Alors je salue pour finir toutes les âmes sensibles et rebelles, qui ont su avancer malgré les déceptions et les doutes.

Salut aux pirates et aux cowboys, qui ont bâti leur bonheur jour après jour.

Salut aux hippies et aux punks, qui vivent leurs vies selon leurs idéaux.

Salut à la vie viscérale, chaotique, naturelle, innée.

Ciao

Ville de Lijiang, Chine. Avril 2011

Ecology or Economy

Both words for ecology and economy share the same semantic root, from the greek word oikos:

(from Wikipedia)
The ancient Greek word oikos (ancient Greek: οἶκος, plural: οἶκοι; English prefix: eco- for ecology and economics) refers to three related but distinct concepts: the family, the family’s property, and the house. Its meaning shifts even within texts, which can lead to confusion.

The oikos was the basic unit of society in most Greek city-states. In normal Attic usage the oikos, in the context of families, referred to a line of descent from father to son from generation to generation. Alternatively, as Aristotle used it in his Politics, the term was sometimes used to refer to everybody living in a given house. Thus, the head of the oikos, along with his immediate family and his slaves, would all be encompassed. Large oikoi also had farms that were usually tended by the slaves, which were also the basic agricultural unit of the ancient economy.

The English words “economy” and “economics” can be traced back to the Greek word οἰκονόμος (i.e. “household management”), a composite word derived from οἶκος (“house;household;home”) and νέμω (“manage; distribute;to deal out;dispense”) by way of οἰκονομία (“household management”).

The first recorded sense of the word “economy” is in the phrase “the management of œconomic affairs”, found in a work possibly composed in a monastery in 1440. “Economy” is later recorded in more general senses, including “thrift” and “administration”.

The most frequently used current sense, denoting “the economic system of a country or an area”, seems not to have developed until the 1650s.

(from Britannica)
The word ecology was coined by the German zoologist Ernst Haeckel, who applied the term oekologie to the “relation of the animal both to its organic as well as its inorganic environment.” The word comes from the Greek oikos, meaning “household,” “home,” or “place to live.” Thus, ecology deals with the organism and its environment. The concept of environment includes both other organisms and physical surroundings. It involves relationships between individuals within a population and between individuals of different populations. These interactions between individuals, between populations, and between organisms and their environment form ecological systems, or ecosystems. Ecology has been defined variously as “the study of the interrelationships of organisms with their environment and each other,” as “the economy of nature,” and as “the biology of ecosystems.”

J’ai pris les photos, fait le collage, et imprimé sur toile canvas. Reste à lui trouver un cadre.

Death and Consciousness

It is possible to define life in terms of consciousness. When consciousness ceases, a living organism can be said to have died. One of the flaws in this approach is that there are many organisms which are alive but probably not conscious (for example, single-celled organisms). Another problem is in defining consciousness, which has many different definitions given by modern scientists, psychologists and philosophers. Additionally, many religious traditions, including Abrahamic and Dharmic traditions, hold that death does not (or may not) entail the end of consciousness. In certain cultures, death is more of a process than a single event. It implies a slow shift from one spiritual state to another.
[…]
Those people maintaining that only the neo-cortex of the brain is necessary for consciousness sometimes argue that only electrical activity should be considered when defining death. Eventually it is possible that the criterion for death will be the permanent and irreversible loss of cognitive function, as evidenced by the death of the cerebral cortex. All hope of recovering human thought and personality is then gone given current and foreseeable medical technology. At present, in most places the more conservative definition of death – irreversible cessation of electrical activity in the whole brain, as opposed to just in the neo-cortex – has been adopted (for example the Uniform Determination Of Death Act in the United States). In 2005, the Terri Schiavo case brought the question of brain death and artificial sustenance to the front of American politics.

Even by whole-brain criteria, the determination of brain death can be complicated. EEGs can detect spurious electrical impulses, while certain drugs, hypoglycemia, hypoxia, or hypothermia can suppress or even stop brain activity on a temporary basis. Because of this, hospitals have protocols for determining brain death involving EEGs at widely separated intervals under defined conditions.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Death

Place des Arts de Montréal. Septembre 2020

Altruisme vs Égoïsme

On jasait cette semaine avec des amis que la perte d’identité d’un peuple est peut-être une des raisons pourquoi les gens s’investissent de plus en plus sur eux même plutôt qu’au sein de leur communauté. J’imagine qu’un groupe comme les Québecois dont le tissu social s’effrite n’a plus la même volonté de s’impliquer auprès des autres, la société n’ayant plus la même capacité à rassembler ses membres par des valeurs communes comme la religion.

On entend parler souvent ces derniers temps que les Québecois sont racistes en opposition au Canada multiculturel. C’est un sujet complexe qui touche au nationalisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme…), et trouvant même des ramifications dans l’impérialisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%A9rialisme). Notre ordre social a été bati par des conquêtes et des génocides: Christophe Colomb, les Conquistadores, la destinée manifeste, la liste est longue… N’est-ce pas la fatalité de toute source de vie que de vouloir survivre et assurer sa pérennité? Je pense que les peuples et civilisations sont engagés dans cette même course animée par la loi du plus fort, et qu’il serait naïf de nous croire tous égaux car même si c’était le cas, il y aura toujours un loup pour se glisser dans la bergerie et trahir la paix.

Regardons la géopolitique actuelle: ce n’est plus concevable de jouer les Vikings et d’envahir les peuples pour leur richesses et leurs femmes. Aujourd’hui, si l’on veut les puits de pétroles du voisin, il faudra trouver un prétexte noble, du genre “nous sommes bouddhistes, on ne vous souhaite aucun mal”, ou comme le président Obama l’a si éloquemment posé en 2011 aux troupes de retour d’Iraq:

“Because of you, because you sacrified so much for a people that you had never met, Iraqis have a chance to forge their own destiny. Thats part of what makes us special as Americans. Unlike the old empires, we don’t make these sacrifice for territory or for resources. We do it because it is right.”

La politique, comme tout d’ailleurs, est rendu un exercice de relations publiques ou le but est au final la vente. Un jeune premier ministre dans le coup défend l’environnement tout en construisant des pipelines? Ce n’est pas grave, tout est dans le style, peu importe la substance. Nous voyons de la rectitude alors qu’on fais des saloperies une fois le projecteur fermé. Nixon, Reagan, là aussi, la liste est longue..

Tout ça pour dire qu’en fin de compte, chacun défend ses intérêts, et que c’est bien rare les gens vertueux qui vont se fendre en quatre pour les autres. Il faut se questionner sur les motivations des gens, souvent la réponse est #followthemoney.. Parce que l’argent, c’est le pouvoir, et le pouvoir c’est la survie, ce besoin qui nous anime tous.

Altruisme vs egoïsme:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Altruisme….

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89go%C3%AFsme

Quelle est notre finalité première, d’être gentil avec les autres ou de dominer la tribu? Ou peut-être juste d’acquérir de beaux objets qui pourraient nous faire sentir spéciaux, comme un bracelet en or? Ça serait peut-être aussi la validation des autres qui justifieraient nos existences? Bref, je n’en sais rien, pour ma part j’ai surtout envie ces temps-ci d’enligner mes chakras et d’avoir une flore intestinale saine, mais tout le monde est différent et voici un article intéressant sur le sujet:
 https://www.psychologytoday.com/…/the-urge-stuff-is-primal

Zoo de Barcelone. Avril 2019

INÉFFABLEMENT BRANCHÉ

Êtes-vous branché? Concevez-vous des objets branchés? Vos clients sont-ils aussi branchés que vous? Aucun doute possible, ”branché” est aujourd’hui l’approbation ultime et un des mots les plus chargés et révélateurs du vocabulaire contemporain. Si quelque chose est branché, c’est forcement bien; inutile d’en rajouter. Il n’y a pas de juste milieu. Si quelque chose n’est pas branché, alors – comme Beavis et Butthead nous le répètent inlassablement – c’est nul.

Si vous voulez que votre produit se vende, il vaut mieux qu’il soit branché. Ayez pitié du pauvre Bill Benford, président de l’entreprise d’habillement LA Gear. ”La branchitude nous échappe toujours”, se désespérait-il en 1996. Le marché est si avide de découvrir ce que les jeunes trouvent branché qu’il emploie des équipes de jeunes ”chasseurs de branchitude” pour s’infiltrer parmis leurs pairs et rendre compte au siège de leur entreprise ce qui est ”in” et ce qui est ”out”. L’équipe Londonienne de ”publicité sauvage” de Cake possède une liste des mille personnes et entreprises les plus branchées. Ils envoient les nouveaux produits de leurs clients a des ”prescripteurs” et leur demandent de remplir un questionnaire: les produits sont-ils branchés ou pas?

Branché signifie actuellement ”trucs extras a avoir.” On peut l’obtenir pour le prix d’une paire de baskets (les bonnes baskets, évidemment). Les enfants de six ans le comprennent parfaitement. Pokémon fut branché un temps. Plus maintenant. Les théoriciens politiques et les sociologues commencent a suggérer que la branchitude remplace l’éthique du travail dans les sociétés occidentales, comme mentalité dominante du capitalisme consumériste avancé. La branchitude évite la confusion sociale et offre une nouvelle forme de certitude (ironique). Si vous possédez des choses branchées, alors vous êtes branché, puisque vous êtes ce que vous achetez.

La branchitude a longtemps été un sujet bien plus délicat. L’essai original de Norman Mailer, Le nègre blanc, écrit en 1957, fait bien comprendre tout ce que nous devons a la culture noire. L’ennemi était ”le cadre dynamique”, l’homme coincé dans son costume gris. Son contraire branché et existentiel, le hippie, vivait pour le plaisir de l’instant et aspirait a se défaire de la société – ”exister sans racines, partir pour ce voyage inédit dans les impératifs rebelles du moi”. Les outils de la découverte du moi étaient le sexe, la drogue et le jazz – l’album Birth of the cool de Miles Davis en fut l’origine. Pour Mailer, on était soit ”dans le vent” (hippie, un rebelle aimant la vie), soit vieux jeu (un travailleur conformiste).

Mais, comme le montre Thomas Frank dans son étude sur l’émergence du consumérisme tendance, The Conquest of cool, cela n’a jamais été aussi simple. Le capitalisme consumériste s’est toujours bien développé sur la ”doctrine de la libération et de la transgression perpetuelle”. Dans les années 1960, le marché américain a épousé la contre-culture avec ferveur et a réussi un brillant revirement. ”Il existait alors des produits pour faciliter notre rebellion contre le monde abrutissant des produits, dit Frank, pour nous mettre en contact avec notre moi authentique, pour nous distinguer du troupeau fabriqué en série, pour exprimer notre indignation contre le monde étouffant de la nécessité économique”. Et voila ou nous en sommes. L’ironie est simplement une des astuces dont se servent la publicité et le design pour avoir le beurre et l’argent du beurre. Les messages branchés d’autodérision les protègent contre la critique en faisait le travail a notre place et nous permettent de continuer de consommer tout en nous sentant suffisament branchés pour voir clair dans leurs stratagèmes.

Si la branchitude a longtemps été la pose d’une petite minorité rebelle, c’est maintenant l’attitude de la plupart des jeunes gens, ainsi que de beaucoup de leurs parents. Le consumérisme branché relève de la conformité; il diffuse un signal d’allégeance a l’opinion collective, pas un écart de la norme. Un élément de l’idée originale survit toutefois: la ”fuite devant la sensibilité” incarnée par la branchitude. Le hippie se tenait a l’écart de toute implication, intimité, de tout engagement, et ainsi en est-il du design des années 1990. ”Je crois que le mot branché a remplacé le mot contenu, déclarait le regretté Tibor Kalman. Si vous avez une bonne attitude dans votre travail, si c’est assez branché, alors peu importe qu’il n’y ai pas de contenu”

Voila l’essence séduisante de la branchitude: c’est une attitude, c’est au dela des mots. Soit vous le comprenez, parce que vous êtes branché vous même, soit non. Personne ne va vous l’expliquer. Cela ne signifie pas que la branchitude est profonde; elle ne l’est certainement plus. La branchitude contemporaine est une sorte d’hypnose, un sort qui demande a ne pas trop réfléchir a ce que signifient vraiment les consignes tacites des consommateurs: ”c’est branché/c’est nul”.

La branchitude rend le réel engagement impossible, le souci et l’attention étant tout sauf branchés. La personne branchée affiche un air de détachement ironique, se hissant au-dessus de la bagarre. Vous ne les ferez pas passer pour des nuls (bien qu’ils se fassent avoir en permanence… par la branchitude). Vu de l’extérieur, ce détachement ressemble a de la force, même si c’est une parfaite illusion. L’attitude est antisociale en soi, méprisant bêtement toute forme d’autorité, et l’une des victimes est la vie politique. Pour s’engager dans le débat politique, il faut posséder des principes solides et être prêt a les confronter, et ce n’est tout simplement pas branché. On a laissé entendre que la branchitude pourrait signer la fin de la démocratie sociale, et même les hommes politiques, dans leurs tentatives désespérées d’attirer notre attention, ont flirté avec elle. Sous le Premier ministre Tony Blair, un débat extravagent a, un temps, animé les esprits: devait-on ‘renommer’ la nouvelle Grande-Bretagne, animée de l’esprit d’entreprise, la ”Cool Bretagne”

Quand Kalman et d’autres ont essayé de soulever la question du contenu et de l’engagement au début des années 1990, même certains spécialistes du graphisme ont été froissés. Les nouvelles expériences audacieuses en typographie étaient si passionantes qu’on pouvait croire que le style se suffisait a lui seul comme moyen d’expression et de création. Il y avait des sarcasmes ironiques sur les causes ”valables” et les polices de caractères ”modernistes” considérées comme fades. En pratique, les polices de caractères branchées furent rapidement adoptées par des entreprises toujours aussi ravies d’exploiter leur pouvoir ”transgressif”. Des années plus tard, des livres avec des titres comme Cool Type et Cool Sites s’accumulent dans les librairies. Pour tout designer soucieux de ne pas tomber dans le piège guant de la branchitude, l’engagement dans un contenu personnel reste la seule issue possible.

Il est temps d’accepter que la branchitude, comme signifiant de rebellion positive, est un leurre. C’est une pure manipulation et n’a aucun sens en tant qu’esprit de masse. Si vous voulez toujours être un rebelle, allez-y et chassez les masses a coups de pied, mais il faudra que ce soit une rebellion hors de la branchitude. Il n’y a pas d’autre moyen. Kalle Lasn d’Adbusters n’exige rien de moins que le ”débranchement de l’Amérique”, ses icônes, ses modes et ses spectacles. ”La seule bataille qui vaille encore le coup d’être menée et gagnée, écrit-il dans Culture Jam, la seule qui puisse nous libérer, est celle du peuple contre la machine marchande de la branchitude.”

Vous pouvez trouver qu’il exagère – la seule bataille? – mais une chose est claire: rien n’est aussi peu branché ces jours ci que d’être ”branché”.

SOURCE : LA LOI DU PLUS FORT DE RICK POYNOR

Zoo de Barcelone. Avril 2019

Recording Light

About 8 years ago I was quitting my corporate job in Hong Kong to settle down in Montreal. I wasn’t enjoying my graphic design work and was confident I would be able to use my meager savings to create a photography studio/artistic workspace similar to Andy Warhol’s factory.

Of course things didn’t go that way. I used a small room in my appartement but space was lacking, plus I didn’t have a budget for studio lighting and purchased a 1000w work light for 100$ at Canadian Tire instead.

Eventually I had to start shooting events and weddings to make ends meet, plus teaching or working for galleries/studios on the side.

Around 2014-2015 my old Canon 7D was starting to show age and I knew I needed to upgrade my lenses to be able to get more contracts.

Problem was I didn’t have any savings left, and was only making enough to pay rent.

I reluctantly sold all my camera gear and moved on to become a salesman for a shoe company. I lost interest in arts and photography for about 4 or 5 years and just wanted to make money.

Finally a year ago I purchased a camera just for fun before going on a trip and have been hooked with making images again since then.

In my quest for perfect light I now find myself dreaming of creating my own studio space at home, and will be looking at getting a couple new toys such as light kits, softboxes, a diffusion filter and a better flash for my Fujifilm X-T3.

I used to do so much post production to fix my images in the past due to improper lighting techniques. Now I want to start fresh and learn how to properly make photography, which starts with the basic of recording light.

Biodôme de Montréal. Septembre 2020

Le Temps de Vivre

Le dimanche, cette journée parfaite pour se la couler douce! Je ne sais pas pour vous, mais moi j’aime ça faire mon ménage en écoutant de la musique rock. Ça me rappelle lorsque j’étais petit avec mon père et que nous revenions du hockey en écoutant CHOM.FM.

Le best c’est quand on s’arrêtait sur le boulevard St-Anne pour un McDéjeuner!

J’haïssais ça me lever tôt pour les pratiques, mais qu’est ce qu’on se sentait bien sortir de l’aréna à 10AM, l’endorphine dans le tapis et une belle journée off devant nous.

Un bel exemple que les bonnes choses viennent avec des efforts.

Ça peut paraitre plaisant de vivre dans la luxure, mais il semblerait que le bonheur soit le résultat de la sérotonine produite par les accomplissements à long terme, et non par la dopamine procurée par le plaisir immédiat.

La gratification instantanée et la société de l’impulsion sont les causes de nos malheurs.

Le capitalisme a déraillé lorsque nous avons commencé à servir les désirs des individus plutôt que les besoins de la collectivité.

Dans l’ancien temps, seul les aristocrates pouvait se permettre d’acheter des nouveaux trucs inutiles.

Avec les progrès de la révolution industrielle, il fut désormais possible de produire beaucoup plus de trucs inutiles, mais il fallait aussi des gens pour acheter tout ça.

Arrive Alfred Sloan de General Motors, suivi du marketing et des obsolescences programmées. 100 ans plus tard, notre monde est asservi par une société de consommation exploitant nos pires faiblesses et insécurités, tout ça afin de nous faire acquérir des choses inutiles qui ne nous rendent même pas heureux.

Je crois qu’il n’est peut-être pas nécessaire de travailler autant, et que le bonheur vient de choses qui ne coûtent pas grand chose: rire, les amis, la nature, courir, bouger, cuisiner santé, faire du ménage, prendre une longue marche, jouer avec les enfants, donner de l’amour, écouter les autres..

À mon avis c’est ça la vraie liberté, pas de passer sa vie à faire un job qui nous emmerde afin de pouvoir acheter des choses pour remplir le vide.

Voilà ma petite réflexion du dimanche, en espérant que ces temps troubles nous emmènent à repenser nos valeurs, à prendre soin des pauvres et des malades, des personnes âgées, et de la planète qui se meurt.

Comme disait Walter Winchell en 1937: It is swell to be important, but more important to be swell.

Peut-être est-ce le bon moment pour dégonfler nos égos et recommencer à vivre ensemble, plutôt que de s’utiliser les uns et les autres comme miroirs de notre narcissisme.

Promenade à vélo avec mes parents, Guylaine et Michel. Saint-Basile-le-Grand, circa 2013

Thinking the Unthinkable, by Tim Jackson

Prosperity Without Grown, Economics for a Finite Planet (2009)

Every society clings to a myth by which it lives. Ours is the myth of economic growth. For the last five decades the pursuit of growth has been the single most important policy goal across the world. The global economy is almost five times the size it was half a century ago. If it continues to grow at the same rate, the economy will be 80 times that size by the year 2100.

This extraordinary ramping up of global economic activity has no historical precedent. It’s totally at odds with our scientific knowledge of the finite resource base and the fragile ecology we depend on for survival. And it has already been accompanied by the degradation of an estimated 60% of the world’s ecosystems.

For the most part, we avoid the stark reality of these numbers. The default assumption is that – financial crises aside – growth will continue indefinitely. Not just for the poorest countries where a better quality of life is undeniably needed, but even for the richest nations where the cornucopia of material wealth adds little to happiness and is beginning to threaten the foundations of our well-being.

The reasons for this collective blindness are easy enough to find. The modern economy is structurally reliant on economic growth for its stability. When growth falters – as it has done recently – politicians panic. Businesses struggle to survive. People lose their jobs and sometimes their homes. A spiral of recession looms. Questioning growth is deemed to be the act of lunatics, idealists and revolutionaries.

But question it we must. The myth of growth has failed us. It has failed the two billion people who still live on less than $2 a day. It has failed the fragile ecological systems we depend on for survival. It has failed spectacularly, in its own terms, to provide economic stability and secure people’s livelihoods.

Today we find ourselves faced with the imminent end of the era of cheap oil; the prospect (beyond the recent bubble) of steadily rising commodity prices; the degradation of forests, lakes and soils; conflicts over land use, water quality and fishing rights; and the momentous challenge of stabilizing concentrations of carbon in the global atmosphere. And we face these tasks with an economy that is fundamentally broken, in desperate need of renewal.

In these circumstances, a return to business as usual is not an option. Prosperity for the few founded on ecological destruction and persistent social injustice is no foundation for a civilized society. Economic recovery is vital. Protecting people’s jobs – and creating new ones – is absolutely essential. But we also stand in urgent need of a renewed sense of shared prosperity. A commitment to fairness and flourishing in a finite world.

Delivering these goals may seem an unfamiliar or even incongruous task for policy in the modern age. The role of government has been framed so narrowly by material aims and hollowed out by a misguided vision of unbounded consumer freedoms. The concept of governance itself stands in urgent need of renewal.

But the current economic crisis presents us with a unique opportunity to invest in change. To sweep away the short-term thinking that has plagued society for decades. To replace it with policy capable of addressing the enormous challenge of delivering a lasting prosperity.

For at the end of the day, prosperity goes beyond material pleasures. It transcends material concerns. It resides in the quality of our lives and in the health and happiness of our families. It is present in the strength of our relationships and our trust in the community. It is evidenced by our satisfaction at work and our sense of shared meaning and purpose. It hangs on our potential to participate fully in the life of society.

Prosperity consists in our ability to flourish as human beings – within the ecological limits of a finite planet. The challenge for our society is to create the conditions under which this is possible. It is the most urgent task of our times.

Coucher de soleil. Tuen Mun, 2014